Le Matin Haiti

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Le Nouvelliste | « An nou pedale pou nou sove Ayiti »


Le Nouvelliste : Comment cela a été pour 2021 et qu’attendez-vous de 2022 ?


Kénelt Léveillé : Pour 2021,  avec les problèmes que nous avons connus, les activités du cyclisme ont totalement été ralentis, ajouter à cela le séisme du 14 août dernier qui avait frappé le grand Sud, particulièrement la ville des Cayes et ses environs, considérée comme le bastion du cyclisme haïtien, et surtout la Covid-19 qui nous a beaucoup affectés du fait que le gros de l’aide provient de l’étranger. Je veux parler de l’Union cycliste internationale qui est un grand partenaire sur les plans financier et matériel.


Pour 2022, le programme d’activités se présente très surchargé avec tout d’abord la Vuelta Indépendencia, prévue en février prochain en république voisine, les Jeux de la Caraïbe qui se dérouleront à la Guadeloupe durant la période estivale, le championnat du monde sur route en septembre prochain en Australie et les Jeux Centre Amérique et Caraïbes à San Salvador, ainsi que d’autres compétitions qui se dérouleront en Amérique et en Europe, tout ceci rentre dans le cadre de l’objectif « Paris 2024 ».


LN : Pour que ce rêve puisse devenir une réalité, sur quoi vous vous basez pour une assistance financière ?


KL : Comme je l’ai signalé plus haut, notre premier partenaire n’est autre que l’Union cycliste internationale (UCI). Ensuite, le Comité olympique haïtien (COH), l’État haïtien, et pour finir, le secteur privé des affaires. Les équipements ainsi que le matériel de cyclisme coûtent très cher et grâce au support de l’UCI, je dois me rendre à Miami pour les faire venir. Ils serviront à l’équipe nationale devant représenter Haïti à ces compétitions citées plus haut.


LN : Et du point de vue national, qu’en est-il ?


KL : Dans le but de promouvoir la pratique du cyclisme dans les quartiers défavorisés et afin de socialiser les jeunes de ces quartiers, la FHC mettra sur pied la 2e édition « An nou pedale, pou nou sove Ayiti ». Elle sera différente de la première tenant compte de la participation des jeunes issus de ces milieux défavorisés. Des compétitions sont prévues tous les quinze jours, une façon également de détecter d’éventuels talents pour le futur, cela dans les catégories de 10 à 18 ans et de 19 ans et plus. Nous saisissons l’opportunité pour solliciter l’aide de l’État haïtien en la circonstance tout en demandant aux autres fédérations et associations sportives de faire de même afin de sortir le pays de l’impasse.


LN : Avec quelle bicyclette ?


KL : D’abord, il va s’agir pour eux de pédaler sur des vélos ordinaires et nous procèderons à la formation de moniteurs et entraîneurs, question d’encadrer ces jeunes et de travailler à l’émergence d’une solide génération de « chevaliers de la petite renne ».


LN : En ce qui a trait au déroulement de la course du 2 janvier au Champ de Mars ?


KL : Elle a été annulée en raison du fait que cela demande beaucoup de planification et de débours qui ne peuvent se faire en une semaine.


LN : Et les filles dans tout cela ?


KL : On a des filles qui s’adonnent à la pratique du cyclisme mais il nous faut un encadrement et un support technique de la part de l’UCI pour qu’elles puissent rivaliser avec les meilleures. Le cyclisme féminin est différent totalement du masculin qui exige beaucoup sur le plan de la préparation et sur les plans financier et matériel.


LN : Le mot de la fin ?


Kl : Une fois de plus un grand merci à l’UCI, qui ne cesse de conjuguer ses efforts pour la bonne marche du cyclisme en Haïti. Il nous faut d’autres Saint-Vil Lisieux, Kénelt Léveillé, les frères Duré, entre autres, pour la promotion et le développement du cyclisme en Haïti. Je profite de l’occasion pour souhaiter une bonne et heureuse année à la famille sportive haïtienne en général.


Propos recueillis par Emmanuel Bellevue  




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