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Le Nouvelliste | Beau spectacle pour les 8 ans de la chorale DEG


Je ne me rappelle plus la dernière fois que j’ai participé à un concert évangélique de cette envergure. Cela doit remonter à l’époque bénie des concerts du dimanche. C’est donc avec une grande excitation que j’ai repris robe de soirée et talons hauts pour ce 27 mars. Pour son 8e anniversaire, DEG a pris le risque d’inviter le public à sortir et celui-ci a fait le déplacement en grand nombre. La salle Epicure de l’hôtel El Rancho n’arrivait pas à contenir la foule dont une grande partie a dû suivre le spectacle debout. Pendant une heure, on a pris plaisir à se revoir, célébrer les retrouvailles et prendre la pause pour les photographes. Le dress code a été respecté, en grande partie du moins. Évidemment, il y aura toujours des récalcitrants dont certains ont été le plus loin possible du noir et or demandé par les organisateurs. Enfin, passons.


Le rendez-vous était fixé pour 5 h p.m. Le spectacle ne commencera qu’une heure plus tard avec une longue introduction des deux maitres de cérémonie suivie d’un moment de prière, lui aussi assez long. Il a fallu suivre également un documentaire de près de 20 minutes avant d’avoir enfin droit à une prestation.


La chorale DEG a ouvert la marche. Pour ce 8e anniversaire, DEG a tenu à se montrer sous un nouveau jour. Et pour cause, cette fois, la chorale se fait accompagner de musiciens. Dès le premier morceau, on a pu constater le progrès vocal. Le maestro David Morinvil a tout de même tenu à le souligner. Il l’a dit et l’a répété encore et encore. DEG pa sèlman rabòday, nou ka chante klasik tou. On l’aura compris. DEG a chanté et l’a fait assez bien, visitant différents rythmes, faisant le show avec ses musiciens avant de terminer sur une note compas très appréciée par le public.


Pour succéder à DEG qui avait mis le public debout, Jessie Désir Sauld a commencé fort avec une interprétation de « Excess Love ». Un beau moment d’adoration et de louange s’en est suivi, bouclé sur une note gaie. Frantz Junior Moïse a gardé la même ligne d’adoration avec « Je ne suis plus esclave de la peur ». Une interprétation bien excécutée.


Puis DEG est remonté sur la scène. David Morinvil l’avait annoncé : « Fwa sa, se DEG lari a ! » D’ailleurs, les robes de soirée, les costumes et les musiciens avaient tous disparu. Certaines notes vocales aussi. Mais on s’en est peu soucié. Pour cette deuxième manche, les gens voulaient danser et la chorale DEG a une fois encore démontré qu’elle détient la formule pour faire bouger son public. Les hits sont passés en revue agrémentés de chœurs connus du public. La salle est survoltée. DEG a bien entendu réussi ce deuxième passage.


Difficile de succéder à cette bonne ambiance. D’ailleurs, le public a montré des signes d’impatience quand les musiciens de Wiliadel Denervil mettaient du temps pour accorder leurs instruments. L’interprète de « Li kapab » ne s’est pas laissé démonter pour autant. Au milieu des grognes, elle a commencé à chanter en acapella « Bondye w fidèl ». Les protestataires se sont tu d’un coup, puis ont applaudi avant de finalement se rallier à sa cause. Les musiciens ayant entretemps tout finalisé, ils ont accompagné Wiliadel qui offert un medley composé de la plupart de ses chansons. La chanteuse s’en est sorti haut la main.


Entre la prestation de DEG et celle de Wiliadel, la salle a commencé à se vider. Bon, il faut comprendre, il se faisait tard. Mais les irréductibles ont voulu rester jusqu’à la dernière goutte. La dernière touche à cette belle soirée a été apportée par Salomon Lira dit Salil. Avec ceux qui, comme moi, sont restés jusqu’au bout, Salil a chanté « Kris nan bak mwen », « Temwanyaj ». Il a clôturé de fort belle manière cette soirée d’anniversaire de la chorale DEG !




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